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mardi 1 octobre 2013

Fautes d'orthographe, français 2.0

« SI J'AURAIS SU, J'AURAIS PAS VENU »

Phrase culte du Petit Gibus dans La Guerre des boutons ! Toutefois, force est de constater que de plus en plus de Français sont atteints par une épidémie profondément ancrée dans les mœurs et qui semble incurable : la mise à mal de notre langue. Je n'ai pas la prétention de faire le panégyrique de Bernard Pivot ou de Jean d'Ormesson, mais je suis lasse de lire des textes dont les auteurs ne savent pas que « les 'si' n'aiment pas les 'ré' ». 



HOUSTON, NOUS AVONS UN PROBLEME.

A l'époque de l'ère digitale, une grande partie de la population mondiale est constamment connectée aux réseaux sociaux, ou navigue sur la toile de manière globale. Quelle que soit la nature du texte, nous lisons et écrivons à longueur de journée. Et un détail me saute aux yeux : la langue de Molière se voit dépourvue de son splendide. Participe passé, accord, orthographe, déformation graphique... tout y passe.
 Malgré le fait que l'on ait appris les règles de grammaire et de conjugaison dès notre plus jeune âge, et en dépit de la présence des correcteurs orthographiques sur tous nos appareils électroniques, certains internautes semblent récalcitrants, ou du moins imperméables, à l'idée d'écrire correctement français.

Alors, s'imposent à nous plusieurs interrogations : sommes-nous pragmatiques ? Privilégie-t-on le fond à la forme par manque de temps ? Si nous retenons notre table de multiplication, comment se fait-il qu'autant d'héritiers de Zola soient victimes de ce phénomène ? Notre langue française se retrouve affaiblie, menacée. Pourtant, la facilité d'accès aux outils de vérification orthographique devrait inciter les internautes & autres écrivains en tout genre, à respecter les codes grammaticaux.



LES DJEUNZ EN LIGNE DE MIRE.

Sans parler du langage SMS, je constate une croissance exponentielle du nombre de personnes indifférentes à la phrase « Omar m'a tueR », expression la plus fréquemment utilisée lorsqu'il s'agit d'illustrer une aberration grammaticale. Nous n'allons évidemment pas traiter de l'affaire Omar Raddad (bon, c'est lui qui a refroidi la Ghislaine ou pas ? Non parce que cette question me turlupine quand même...), mais toujours est-il que nous n'avons pas à faire à une anomalie marginale ou isolée ; loin de moi l'idée de stigmatiser les jeunes : il s'agit d'un fléau qui touche toutes les générations. De plus, nous exerçons cette pratique quotidiennement. S'agirait-il d'une activité occasionnelle, cela m'aurait moins dérangée.



L'AUDIOVISUEL DANS LE RADAR.

Je crie haro sur le baudet contre la télévision : elle qui se targue de nous informer, elle fait surtout saigner mes yeux. [mention particulière aux émissions de télé-réalité où les participants tombent de Charybde en Scylla : pensant toucher le fond à chaque intervention, j'ai l'impression d'assister à une compétition « à celui qui causera le moins mieux la France ». Même si ce n'est pas de l'écrit, je ne pouvais m'empêcher de faire référence à ces prodiges.] Et que dire des programmes contenant le mot « Enquête » ? Enquête exclusive, Enquête d'action, Enquêtes & Révélations, Enquêtes criminelles... Vous savez, toutes ces émissions filmées en caméra cachée, où l'on ne voit que les braguettes de personnes au visage flouté, à la voix déformée et au prénom modifié. Les retranscriptions des dialogues enregistrés en loucedé sont truffées d'erreurs. A la vue de cette véritable pollution visuelle, je m'insurge à chaque faute d'accord ou d'orthographe. Manque d'attention ou lacune ? Ma réponse ne se fait pas attendre : je zappe ! 


Alors, selon vous, la cause de notre belle langue est-elle perdue ? Vous appliquez-vous à soigner vos textes ou mettez-vous l'accent sur le contenu ?


CLIQUEZ, C'EST CADEAU DE CORINNE 


PS : une faute s'est malencontreusement glissée dans cet article. Saurez-vous l'identifier ? Réponse en commentaire ! 

PPS : bon, c'est l'Omar ou c'est pas l'Omar ?!

jeudi 16 février 2012

Ich bin ein Diasporan

Voici un article très intéressant sur le réseau social Diaspora. A découvrir sur le blog de l'agence Web My Client is Rich :

Avant, le terme diaspora, c'était plutôt un bad buzz : le peuple qui quitte son territoire et se disperse aux 4 coins du globe ne le fait jamais vraiment pour de bonnes choses. 
Aujourd'hui, Diaspora* (ce n'est pas une astérisque), c'est aussi un nouveau réseau social en construction. Et une promesse.
Avant, je ne m'étais jamais intéressé à Diaspora*.
Aujourd'hui (ce matin-même), je m'y suis inscrit.
Il est trop tôt pour vous faire part de mes impressions. Toutefois, il est nécessaire de restituer la genèse du projet et apporter plus de précisions sur ce réseau social aussi attendu que méconnu.


Anti-Facebook ? 

Commençons par le commencement. Diaspora, c'est le projet de 4 nerds (maintenant 3, pour de sombres raisons) étudiants en informatique de la New York University : Daniel Grippi, Raphael Sofaer, Maxwell Salzberg et Ilya Zhitomirskiy. Partant du principe que Facebook n'est pas le meilleur réseau social et qu'il occupe une place trop dominante, ils ont imaginé un concept pour tous les adeptes de Facebook qui n'aiment pas Facebook. Vous savez ? Le respect de la vie privée et la protection des données personnelles et tout. Mais, non, ce n'est pas tout. Diaspora* mise sur la décentralisation des données. Rien n'est stocké sur Diaspora* (à l'instar Facebook), les ordinateurs des utilisateurs communiquent directement entre eux. Et surtout, il est open-source. Pour faire simple, Diaspora* a le même rôle que Facebook, s'oppose à la philosophie de Facebook et fonctionne de manière complètement contraire : une philosophie et une architecture anti-Facebook, mais avant tout un alter-Facebook.


Soutien considérable et mort d'un des fondateurs 

Si le projet est aussi prometteur, c'est parce qu'il a connu un gros succès sur le papier. Grâce au site de sponsoring ouvert en ligne Kickstarter, le projet a récolté près de 200 000 $ en 1 mois, au lieu des 10 000 $ demandés. Ce qui est intéressant, c'est de retrouver parmi la liste des donateurs un certain Mark Zuckerberg... ! Fondateur de Facebook, il justifie son geste par un simple «  I donated. I think it is a cool idea. » (« J'ai contribué. Je trouvais que c'était une bonne idée. ») Un peu comme le slogan de Windows 7.



Hélas, le 14 novembre dernier, la Diaspora* team s'est retrouvée amputée d'un de ses quatre membres, Ilya Zhitomirskiy. Les circonstances de sa mort sont encore inconnues, mais d'aucuns parlent de suicide. Soit.

Le projet, quant à lui, en est à ce jour à la version Alpha et permet déjà d'intégrer Facebook (!), Twitter et Tumblr.
Un agrégateur de type FriendFeed plus « safe » et facilement paramétrable ? Oui, sans doute. Et de ce que j'ai pu en voir, je rajouterai sexy. Et fun. Ich bin ein Diasporan.

jeudi 12 août 2010

Basquiat à Bâle

Je sens que je vais me prendre une petite remarque de la part de mon partenaire de l'agence Web My Client is Rich (tu la laisseras en commentaire, hein !), mais tant pis : voici un article qui n'a aucun rapport ni avec la rédaction Web, ni avec le référencement sur mon blog normalement consacré à ces deux sujets. Je ne sais d'ailleurs même pas dans quel libellé je vais pouvoir l'intégrer.

Mais tant pis. Je prends le risque. Je suis un homme de terrain (ah ah).

En me connectant à mon compte facebook ce matin, je découvre avec émotion une vidéo réalisée par le  guide culturel de France Télévision Culturebox, publiée par mon amie Sandrine, l'experte en home staging dont je vous ai déjà parlé, et qui présente la méga retrospective organisée par la fondation Beyeler de Bâle sur Jean-Michel Basquiat.

Je vous propose de visionner cette vidéo qui retrace une grande partie de l'exposition, que du reste j'ai eu la chance de voir le week-end dernier. Un grand moment artistique pour les amateurs du peintre New-Yorkais !



Découvrez Basquiat à la Fondation Beyeler à Bâle avant Paris sur Culturebox !

Basquiat est, depuis de nombreuses années, mon peintre fétiche, aimé, préféré ! L'exposition fut d'une grande qualité, comme bien souvent chez Beyeler. Plus de 150 toiles ou objets peints étaient présentés, rendant presque frustrant l'instant : en effet chaque toile de Basquiat mériterait, à mon goût, des heures et des heures de contemplation, tellement les détails sont nombreux et les oeuvres abouties. Difficile de profiter de chaque tableau comme il le faudrait, donc !

Basquiat restera pour moi une des meilleures expositions à laquelle j'ai assisté chez Beyeler (avec la très belle retrospective sur Giacometti l'an passé...), un souvenir inoubliable !

L'expo prendra fin le 5 septembre prochain (voilà Sandrine, tu sais maintenant), encore quelques jours pour en profiter, donc. Et pour ceux qui l'auraient manquée, elle reprendra, sous une forme plus ou moins équivalente, du 15 octobre 2010 au 31 janvier 2011 au Musée d'art Moderne de Paris.

Et vous, vous y étiez ? Vous avez aimé ? Vous irez ? Vous aimez ? 

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